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Merveilleux et fantastique en littérature

La CASDEN vous propose autour de la thématique du merveilleux et du fantastique en littérature, une sélection d’ouvrages de la littérature française téléchargeables gratuitement, assortis de leur fiche de lecture.

Les récits merveilleux et fantastiques peuvent paraître très proches, mais ils sont fondamentalement différents. Afin de mieux comprendre le merveilleux et le fantastique, il est nécessaire d’expliquer ce que sont : le surréel, le surnaturel, l’étrange et un phénomène.

Alors que le réel englobe tout ce qui nous est connu, le surréel représente tout ce qui dépasse la limite de nos connaissances,  c’est-à-dire ce qui est rationnellement inexplicable au moment où l’on parle. Par contre, le surnaturel est ce qui semble échapper aux lois de la nature ; il correspond à une exception aux lois du monde que Dieu a fixées (par exemple, les anges) ; il fait partie du surréel ; il est tout-à-fait possible (par exemple, les miracles), mais il surprend toujours.

Comme  le mot « surnaturel » a fini par prendre un sens plus large et devenir synonyme de « surréel », nous l’emploierons, dans ce dossier, avec ce deuxième sens. Quant à l’étrange, il fait partie du réel ; il est ce qui est très différent de ce que l’on l’habitude de voir, ce qui étonne, surprend.

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Par contre, un phénomène est banni de notre réalité ; il se situe au-delà du réel ; il fait partie du surréel ; mais, il n’échappe pas nécessairement aux lois de la nature et n’est donc pas forcément surnaturel ; il peut donc être surnaturel ou autre. Mais, l’apparition d’un phénomène crée toujours un climat d’étrangeté.  

Fort de ces définitions, nous allons étudier le merveilleux et le fantastique dans les œuvres de notre corpus. Notre but n’est pas de faire entrer celles-ci dans des genres littéraires bien définis (merveilleux ou fantastique), mais d’en étudier les manifestations, d’autant plus que pour certaines œuvres, seuls certains passages font appel au merveilleux ou au fantastique.

 

1.1      Le merveilleux

 

 1.1.1      Définition du merveilleux

 

Le merveilleux (Voir le Clin d’œil N°2 du  dossier « Nos rêves d’enfant ») se fonde sur l’interaction d’êtres et d’éléments surnaturels, dans un monde féérique. Les êtres et les objets ont des pouvoirs surnaturels, les animaux parlent, la sorcellerie et les métamorphoses sont habituelles. Les récits merveilleux sont des œuvres d’imagination qui ne recherchent pas le réalisme et qui plongent d’emblée l’auditeur ou le lecteur dans un monde surnaturel, sans qu’il se pose de questions. Ils ont un caractère irréaliste.

 

Dans le récit merveilleux, une cohérence parfaite s’installe entre le personnage et l’univers dans lequel il évolue. D’autre part, le lecteur découvre un monde féérique où rien ne l’étonne.  Il accepte les données du monde surnaturel comme allant de soi. Il fait preuve de confiance et de crédulité. Le merveilleux n’entretient aucune ambiguïté entre ce qui existe réellement et ce qui paraît surnaturel. Il sous-tend une histoire dont on sait d’emblée qu’elle est fictive. Il ne nécessite aucune justification et se donne pour tel. Il s’ajoute au monde réel sans lui porter atteinte ni en détruire la cohérence. Il ne cherche pas à rationaliser le surnaturel ni à l’expliquer, car les phénomènes surnaturels sont la réalité des personnages de la fiction. Une continuité naturelle semble s’installer entre le monde réel et le monde merveilleux.

 

Le merveilleux littéraire caractérise donc un monde où le surnaturel est incontesté : personnages, comportements et évènements obéissent à des lois insolites, généralement très éloignées de la logique ordinaire. C’est le monde de l’altérité absolue, où la raison ne s’aventure qu’en étrangère.  Il n’y a pas d’obstacles à ce qu’une fée intervienne dans la vie du héros : c’est attendu. Ce personnage fait partie de l’univers merveilleux ; il y est à sa place. On est dans le monde du « Il était une fois… ». Le merveilleux construit un monde autonome, universel et intemporel, qui évacue le rapport à la réalité référentielle.

 

 

 1.1.2      Petite histoire du merveilleux

 

  1.1.2.1  Le merveilleux et l'épopée

 

Dans la perspective classique, il y a incompatibilité entre le merveilleux et la prose. C’est pourquoi depuis l’Antiquité, le merveilleux, qui trouve son origine dans la tradition orale, est réservé aux mythes, aux légendes, aux épopées ou aux poésies versifiées.  Il est donc très présent dans la tradition épique grecque (Homère, Eschyle, Sophocle, Euripide, etc.) et romaine (Virgile, Lucain, etc.). Il fait partie de la réalité admise : les héros antiques communiquent avec leurs dieux qui interviennent, sous différentes formes, dans la réalité.

 

Au Moyen Age, la pensée médiévale occidentale divise le merveilleux en trois catégories : le miraculus, le magicus, et le mirabilis. Le miraculus désigne le merveilleux chrétien et recouvre tout ce qui est lié à la présence ou à la manifestation de Dieu. Le magicus représente l’aspect maléfique et diabolique du merveilleux. Quant au mirabilis, il englobe tout ce qui ne peut s’expliquer par les lois de la nature, tout ce qui est anormal, extraordinaire. Mais, les frontières entre ces différentes catégories du merveilleux sont parfois floues et difficiles à déterminer. Le merveilleux, toutes catégories confondues, est très présent dans les épopées comme dans la Chanson d’Antioche et dans tous les récits d’aventures.

 

A la Renaissance, les croyances religieuses et le culte passionné des lettres païennes produisent un mélange bizarre de merveilleux mythologique et de merveilleux chrétien (anges, démons, saints et leurs dons miraculeux), comme dans La Divine comédie de Dante. Dans la Jérusalem délivrée, le Tasse unit au merveilleux chrétien celui de la magie et abandonne la mythologie. A cette époque, le merveilleux participe à la fois du paganisme, du Christianisme et de la sorcellerie. Ainsi, les œuvres épiques accordent-elle une large place au merveilleux, qu’il soit chrétien ou païen, miraculeux ou maléfique. Celui-ci est la manifestation non conflictuelle du surnaturel dans le réel.

 

Dans les épopées modernes, l’élément chrétien finit par éclipser la mythologie. Dans Le Paradis Perdu, Milton se borne pratiquement au merveilleux tiré de la Bible. Par la suite, la mythologie disparaît des épopées. La Querelle des Anciens et des Modernes au XVII° initie une longue et très vive discussion sur les mérites comparés du merveilleux chrétien et du merveilleux païen. Boileau prend le parti des Anciens et s’attaque vivement au merveilleux chrétien, mais ne réussit pas à faire revivre le merveilleux païen. La discussion s’est prolongée jusqu’au XIX°, suscitée par Chateaubriand avec l’épopée des Natchez.

 

 

 1.1.2.2  Le merveilleux et le conte 

 

Ce n’est qu’à partir du XVII°, avec les contes littéraires et plus particulièrement avec les contes de fées (Voir Le dossier « Nos rêves d’enfant ») que le merveilleux, d’origine mythologique ou religieuse, fait son entrée dans la prose.  En effet, les contes deviennent à la mode dans les salons, grâce à Marie-Catherine d’Aulnoy, qui en insère, dès 1690,  dans ses romans et dans ses relations de voyage. Elle en fait un genre littéraire en publiant Contes de fées (1697) et Contes nouveaux ou les fées à la mode (1698). L’intérêt des autres écrivains pour les contes populaires naît surtout à partir du moment où Charles Perrault publie son recueil Histoires ou Contes du temps passé avec Moralités (1697). Ses sources sont le merveilleux des romans de chevalerie et de la tradition orale, nationale et internationale, et surtout italienne. Perrault s’inspire de la tradition populaire, pour s’en éloigner quelque peu (ajout de moralités, distanciation ironique à l’égard du merveilleux).

 

Au XIX°, l’intérêt pour les contes de fées s’accroît avec les frères Grimm (1812, Kinder und Hausmaärchen), qui prétendent révéler au public les contes populaires dans leur pureté et leur authenticité. Mais, eux-aussi se livrent à une  entreprise littéraire (Voir Le dossier « Nos rêves d’enfant »). Au milieu du siècle, grâce au travail des folkloristes et le rôle joué par Andersen (Histoires merveilleuses pour les enfants, Légendes et contes de fées danois, Un livre de contes danois et Le Rossignol et autre contes), qui imprime à ses contes une marque très personnelle,  le conte trouve un statut international.

 

Bien d’autres contes, où n’interviennent pas les fées, sont des récits merveilleux, comme, par exemple, Les Mille et une Nuits. D’autre part, le merveilleux est aussi présent dans la féérie (Voir Le saviez-vous N°1), que l’on retrouve dans certaines fables, contes philosophiques ou comédies-ballets, ainsi que dans le mythe, la légende et la fantasy (Voir Le saviez-vous N°2). De nos jours, où le religieux a disparu du quotidien, où le réel est réduit au rationnel et où le non-rationnel est évacué dans la sphère du non encore expliqué, le merveilleux revient en faveur dans des genres nouveaux : science-fiction (Voir Le saviez-vous N°3), heroic fantasy, etc. 

 

 

1.2      Le fantastique 

 

 1.2.1      Définition du fantastique 

 

Le fantastique (Voir Clin d’œil N°1) a été étudié par de nombreux théoriciens, dont les principaux sont Pierre-Georges Castex (Le Conte fantastique en France de Nodier à Maupassant, 1951), Louis Vax (La Séduction de l’étrange, 1965), Roger Caillois (Anthologie du fantastique, T1, 1966) et Zvetan Todorov (Introduction à la littérature fantastique, 1970), Jean-Baptiste Baronian (Un Nouveau fantastique, 1977) et Joël Malrieu (Le Fantastique, 1992). Il n’en existe pas, à l’heure actuelle, de définition à la fois simple et rigoureusement exacte, car chaque théoricien exclut de sa classification une grande partie du corpus fantastique occidental. Du parcours de leurs ouvrages, il ressort que le genre fantastique comporte des invariants, ainsi que des caractéristiques variables qui ne s’appliquent pas à l’ensemble des œuvres du corpus fantastique.

 

Les récits fantastiques sont des œuvres d’imagination qui restent ancrés dans la réalité (on parle de réel fictionnel). Ils opposent « l’ici » et « maintenant »  à « l’ailleurs » et au « temps indéfini » des récits merveilleux. Ils se caractérisent par l’intrusion  d’un phénomène dans la réalité de la fiction (monde similaire au nôtre). Celui-ci vient perturber un système établi par le récit et en bouleverse au moins une constance (même de façon minimale). Il ne touche pas à notre monde réel, mais il rompt avec la vision cohérente que nous en avons. Le fantastique met en scène deux logiques opposées : l’une rationnelle, l’autre irrationnelle. C’est là la grande différence avec le merveilleux : le phénomène fantastique demeure étranger, voire impossible dans la réalité de la fiction, alors que le phénomène merveilleux survient dans un monde imaginaire qui le permet et l’accepte sans problème.

 

Par ailleurs, l’irruption d’un phénomène dans la réalité de la fiction génère nécessairement un questionnement. Et c’est là, la deuxième grande différence avec le merveilleux : le récit merveilleux ne suscite aucun questionnement sur le réel, alors que le récit fantastique propose une hypothèse qui élargit notre vision du réel et, du fait de l’impossibilité théorique d’y apporter une réponse, se contente d’évoquer une problématique. Le fantastique propose une infinité d’expériences des limites du réel, voire une critique de la vision commune du monde.

 

Enfin, l’irruption d’un phénomène dans la réalité de la fiction entraîne toujours un climat d’étrangeté. C’est là la troisième différence avec le merveilleux : l’atmosphère merveilleuse n’est pas étrange, alors que l’atmosphère fantastique est étrange. L’étrange commence lorsque survient un évènement auquel le personnage ou le lecteur ne peut pas donner d’explication : bruits inexpliqués, objets déplacés, comportements incompréhensibles, etc.

 

A côté de ces trois invariants, citons les caractéristiques variables les plus courantes dans les récits fantastiques. D’abord, le phénomène peut être maléfique, bénéfique, ou ni l’un ni l’autre. La menace n’est donc pas un invariant des récits fantastiques. Le fantastique n’installe pas toujours un climat de peur et d’épouvante.

 

D’autre part, les récits fantastiques ne génèrent pas tous une hésitation entre une explication naturelle et une explication surnaturelle du phénomène. Bien des auteurs cherchent uniquement à nous montrer qu’une partie du réel nous échappe et que nos sens restreignent notre vision du monde. En effet, un phénomène, en apparence surnaturel, peut déboucher sur une interprétation rationnelle, dans laquelle ce sont les lois naturelles qui prédominent. Souvent, les hasards, les coïncidences, le rêve, l’influence des drogues, l’illusion des sens ou la folie tentent de réduire le surnaturel et permettent de donner une explication rationnelle à un phénomène qui ne l’était pas au départ. Dans ce type de récits fantastiques, le personnage essaie, dans un premier temps, de se rassurer en trouvant une explication rationnelle. Tant qu’il ne l’a pas trouvée, intervient la peur, voire l’affolement ou la panique. Mais, le dénouement rassure toujours le personnage. Ici, la norme est perturbée, mais elle n’est jamais niée. Le surnaturel n’est qu’une apparence.

 

Par ailleurs, les récits fantastiques ne se terminent pas toujours de la même façon : le phénomène peut être  détruit, continuer son ouvrage de destruction, continuer à faire le bien, disparaître ou au contraire être éternel ; le héros peut trouver la mort ou être damné, mais aussi vaincre le phénomène, se servir du phénomène ou devenir le phénomène. Le récit peut se conclure ou non sur l’hésitation du héros : doit-il se conforter dans son rationalisme et nier le phénomène surnaturel ou bien doit-il reconnaître l’évidence de ce phénomène ? Plusieurs récits fantastiques se caractérisent par l’acceptation des phénomènes surnaturels.

 

Enfin, la plupart des théoriciens ont attaché le fantastique uniquement aux textes narratifs. Mais, celui-ci prend aussi forme dans la poésie, au cinéma, en musique, etc. C’est pourquoi notre corpus comporte des œuvres poétiques. Dans celles-ci nous avons bien retrouvé les trois invariants dont nous avons parlé précédemment : irruption d’un phénomène dans un cadre réaliste, climat d’étrangeté et questionnement suscité. Le fantastique en poésie est aussi un moyen d’interroger les limites du réel et d’explorer les frontières de la raison. Notons, de plus, que le fantastique en poésie côtoie souvent le merveilleux (Cf. Apollinaire et Verlaine).

 

 

 1.2.2      Petite histoire du fantastique

 

Le fantastique est un genre littéraire, à l’origine incertaine, mais il a commencé à se développer au XVIII°. C’est le roman gothique (Voir Le saviez-vous N°4), qui, en s’intéressant aux thèmes de l’irrationnel et de l’angoisse et en témoignant un goût prononcé pour le macabre, a influencé la littérature fantastique.

 

Trois romans sont à la base de l’essor considérable que le fantastique a connu en France au XIX° : Le Diable amoureux (1772) de J. Cazotte, le premier roman fantastique ; Manuscrit trouvé à Saragosse (1804) du polonais Jan Potocki, considéré comme le roman-modèle du fantastique par Zvetan Todorov ; les Contes (1816, traduits en 1830) de l’allemand E.T.A. Hoffmann. Dans les années 1830, de nombreux textes emblématiques de la littérature fantastique sont publiés en France : La Peau de chagrin d’Honoré de Balzac (1831), La Cafetière (1831) et La Morte amoureuse (1836) de Théophile Gautier (1831), La fée aux miettes de Charles Nodier (1832) et la Venus d’Illede Prosper Mérimée (1837). D’autre part, la traduction du Faust de Goethe en 1828 par Gérard de Nerval et celle des Histoires extraordinaires et Nouvelles histoires extraordinaires de Poe par Baudelaire (1856 et 1857) ont inspiré de nombreux écrivains, qui ont mêlé le thème du fantastique à celui de l’horreur : Robert Louis Stevenson (Dr Jekyll et Mr Hyde, 1886)), Oscar Wilde  (Le Portrait de Dorian Gray, 1890), etc. Tout au long du siècle, le genre perdure avec des œuvres importantes : Aurélia (1855) de Gérard de Nerval, Le Horla de Guy de Maupassant (1887). La finesse de l’analyse psychologique prend le pas sur la folie débridée et morbide du début du fantastique.

 

A la fin du XIX° et au début du XX°, avec l’essor de la littérature dite décadente, dont les thèmes de prédilection sont la cruauté, le vice et la sexualité, le fantastique n’est plus une finalité en soi. Il est un moyen permettant de faire passer une provocation, une dénonciation ou une volonté esthétique. Durant cette période, il n’y a pas à proprement parlé d’écrivains fantastiques, mais de nombreux auteurs ont écrit des textes fantastiques.

 

 

1.3      Le merveilleux, le fantastique et la science

 

Le merveilleux relève d’un état de civilisation très ancien ou rien encore n’est expliqué scientifiquement. Chrétien ou païen, il est omniprésent dans le monde occidental jusqu’au XVIII°. En effet, de nombreux phénomènes qui ne peuvent pas être expliqués par la science coexistent avec le réel sans qu’il y ait conflit : le miracle et l’irrationnel vont de soi.

 

Par contre, le fantastique ne peut pas exister au Moyen-Age où les mentalités acceptent le surnaturel comme une réalité. D’autre part, il est complètement ignoré des siècles classiques qui croient à la raison et qui opposent, aux croyances superstitieuses, un scepticisme absolu. La pensée des Lumières réduit la représentation du monde au réel rationnel et nie le surnaturel, qui survit encore, dans les récits merveilleux. Enfin, la science fait de formidables avancées et fleurissent les théories matérialistes (tout est matière et Dieu n’existe pas) et positivistes (toute connaissance doit s’en tenir aux faits). Ce n’est que dans la seconde moitié du XVIII°, après l’écroulement des certitudes que la Révolution réalise et l’élargissement de l’inspiration à l’imaginaire exalté par le romantisme que l’on assiste au renouveau de l’irrationnel. En effet, face à cette modernité rationaliste, naît une grande inquiétude chez les écrivains, d’où un recours au fantastique, pour apporter une sorte d’ « oxygénisation » au réel.

 

Il y a donc une science de référence à partir de laquelle se développe un récit fantastique. Mais, si, en levant le voile sur ce qui demeure inexpliqué, les découvertes scientifiques  semblent réduire le champ de la littérature fantastique, elles tracent au contraire de nouvelles perspectives qui ouvrent sur l’inconnu. Ainsi la science, loin de le bloquer, offre-t-elle un terrain propice au fantastique. Celui-ci, en relativisant les avancées de la science, revendique la part de mystère, ce monde autre situé de l’autre côté du miroir.

 

Ainsi, la fin du XIX° est-elle partagée entre le positivisme triomphant dont les succès philosophiques se fondent sur les avancées prodigieuses de la science moderne et le retour en force de tout le refoulé antirationaliste, avec la vogue mondaine du magnétisme, de l’occultisme, de la théosophie et de l’astrologie. Le fantastique est une sorte de réponse à un monde ultra réaliste et rationnalisé.

 

De nos jours, les mondes du merveilleux et du fantastique coexistent. Ils ont inspiré d’autres genres narratifs comme la science-fiction.

Le corpus du mois :
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  • Contes, Andersen 
  • Alcools, Apollinaire 
  • Les Diaboliques, Barbey d'Aurevilly
  • Les aventures d'Alice au Pays des Merveilles, Carroll
  • Romans et Contes, Gautier
  • Faust, Goethe
  • Bug-Jarval, Hugo
  • Han d'Islande, Hugo 
  • Les travailleurs de la mer, Hugo
  • Le Horla, Maupassant
  • Contes, Perrault
  • Histoires extraordinaires, Poe
  • Nouvelles histoires extraordinaires, Poe
  • Oeuvres complètes T1, Verlaine 
  • Oeuvres complètes T2, Verlaine
  • Contes cruels, Villiers de l'Isle-Adam
  • Le Portrait de Dorian Gray, Wild

 

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Le saviez-vous :
  • Savez-vous ce qu'est une féerie au théâtre ?  
  • Savez vous ce qu'est la fantasy ? 
  • Savez-vous ce qui diffère la science-fiction du merveilleux et du fantastique ? 
  • Savez-vous ce qu'est le roman gothique ? 
  • Savez-vous quelle est la différence entre personnification et anthropomorphisme ? 

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Clin d'oeil :
  • Fantastique
  • Anthropomorphisme 
  • Monstre 
  • Métamorphose
  • Méphistophélès  

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Quiz sur le merveilleux et le fantastique en littérature :

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