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Enseigner l'économie sociale et solidaire à l'école

Intégrer l'économie sociale et solidaire dans les programmes scolaires. C'est l'objectif du projet d'accord annoncé le 22 novembre dernier au salon de l'éducation par Roland Berthillier, Président de L'Esper, Vincent Peillon, ministre de l'éducation nationale et Benoît Hamon, ministre de l'économie sociale et solidaire.

Enseigner l'économie sociale et solidaire à l'école

Un projet cher à L'Esper (L'économie sociale partenaire de l'école de la république, dont la CASDEN est membre) qui avait présenté en mars dernier, un manifeste pour l'éducation à l'économie sociale et solidaire en partenariat avec le CEGES et le CNCRES. Cet accord "permettra de renforcer la connaissance des jeunes pour l'ESS, mais également d'augmenter les capacités d'accueil des étudiants pour des stages dans nos entreprises, et est essentiel pour mobiliser les futurs acteurs de cette nouvelle économie", s'est réjoui M. Berthilier en précisant : "l'ESS a toute sa place dans l'école (...) pour renforcer le vivre ensemble". 

"Le Président de la République a souhaité une stratégie de croissance inclusive qui repose sur l'ESS. L'éducation a son rôle à jouer d'où l'importance de cette convention" a indiqué de son côté Benoît Hamon. "J'espère que demain, dans les cours d'économie, on apprendra ce qu'est une association, ce qu'est une coopérative. Il faut que les jeunes comprennent que la non lucrativité, ce n'est pas perdre de l'argent, ni ne pas gagner d'argent. C'est réinjecter intégralement les profits dans l'entreprise". Ceci est essentiel quand un modèle économique "est aussi décisif pour lutter contre la crise" a ajouté le ministre. 

"L'ESS et ses valeurs humanistes sont inscrites dans la tradition de la République enseignante" a souligné pour sa part Vincent Peillon. "Cet accord cadre est essentiel car on ne s'en sortira pas uniquement par l'économique. Il faut remettre l'homme au cœur. Il faut porter les valeurs de l'ESS, les enseigner, les faire connaître, agir sur les esprits (...). L'éducation nationale profite tellement de l'ESS qu'elle peut aider à cela" car "je veux une école de la bienveillance, je veux une école de la coopération, je veux une école de la solidarité et je rajoute laïque" a conclu le ministre de l'éducation nationale.

Légende photo (de gauche à droite) : Roland Berthilier, Président de L'Esper, Vincent Peillon, ministre de l'éducation nationale et Benoît Hamon, ministre de l'économie sociale et solidaire, Jean-Pierre Bel, Président du Sénat.

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